Proverbs with Disputed Meanings
Six Yorùbá proverbs whose meaning Owomoyela himself marks as obscure, ambiguous, or open to more than one reading, shown with every competing interpretation the source offers rather than a single resolved gloss.
Six Yorùbá proverbs whose meaning Owomoyela himself marks as obscure, ambiguous, or open to more than one reading, shown with every competing interpretation the source offers rather than a single resolved gloss.
Le yorùbá cité, les proverbes, les oríkì, les ẹsẹ Ifá, les entrées du glossaire, les noms des Odù et les citations sont reproduits exactement tels que le corpus les enregistre, dans toutes les langues.
La plupart des proverbes du recueil d'Owomoyela comportent une seule note d'usage énoncée avec assurance. Un plus petit nombre comporte une note dans laquelle Owomoyela lui-même nuance son propos, propose deux ou trois lectures concurrentes, ou déclare nettement qu'un mot ou une allusion lui paraît obscur. Ce dossier rassemble six cas de ce genre et reproduit chaque lecture proposée par la source plutôt que de choisir la plus plausible, car lever silencieusement l'ambiguïté déformerait le degré d'incertitude de la source elle-même. Il s'agit d'un genre où le lecteur doit s'attendre à des désaccords réels et documentés, et non à une illusion de consensus soigneusement entretenue.
Literal: Ẹgbẹ̀tàlá [an-ambiguous-number-word]: bí a ò bá là á if-one does-not explain-it, kì í yéni it-does-not become-clear-to-one.
Idiomatic: "Ẹgbẹ̀tàlá: if one does not explain it, no one understands what it means."
Sens : Les déclarations ambiguës engendrent la confusion à moins d'être clarifiées.
Contexte d'utilisation : En guise de mise en garde générale contre le fait de laisser sans clarification des déclarations importantes.
Notes : La note de bas de page d'Owomoyela énonce directement l'ambiguïté, et celle-ci est arithmétique plutôt que simplement verbale : « Le mot ẹgbẹ̀tàlá pourrait être une contraction soit de igba mẹ́tàlá (2 600), soit de ẹgbàá mẹ́tàlá (26 000) » [S1, note 14], une différence d'un facteur dix selon le numéral de base que compresse la contraction. Ce proverbe constitue, dans le recueil, l'exemple le plus net d'un dicton qui met en scène son propre propos : il met en garde contre l'ambiguïté non clarifiée au moyen d'un nom de nombre qui est lui-même non clarifié et ambigu, et la note d'Owomoyela laisse le lecteur exactement dans la situation que décrit le proverbe.
Source : Owomoyela 2495, avec la note 14.
(Ce proverbe appartient à proprement parler à owe-proverbs-about-proverbs-metalanguage, où il est intégralement répertorié ; il n'est mentionné ici que pour signaler que sa propre auto-évaluation, se qualifiant de « grand proverbe », constitue elle-même une affirmation rapportée par Owomoyela sans confirmation indépendante que les locuteurs de Yorùbá le classent unanimement ainsi. Non comptabilisé dans le total de ce dossier.)
Literal: Ó di kan-nu-rin kan-nu-rin it-becomes noise-without-pattern, agogo Ògúntólú Ògúntólú's bell.
Idiomatic: "All one hears is noise without pattern, like that of Ògúntólú's bell."
Sens : Les propos tenus sont dénués de sens.
Contexte d'utilisation : Se dit d'un discours confus, désorganisé ou dépourvu de sens.
Notes : La note de bas de page d'Owomoyela se lit intégralement ainsi : « La référence à Ògúntólú, un nom propre, est obscure » [S1, note 86]. Toute l'image de ce proverbe, à savoir la cloche d'une personne précise produisant un bruit anarchique, dépend d'une référence qu'Owomoyela ne peut expliquer ; l'idéophone kan-nu-rin kan-nu-rin exprime suffisamment à lui seul l'idée de désordre, mais déterminer qui était Ògúntólú, ou pourquoi sa cloche en particulier, est impossible à partir de la source.
Source : Owomoyela 1069, avec la note 86.
Literal: Òjòjò lẹ̀ ò tán bẹ̀rẹ̀ a-lazy-person's illness is-not-soon over; ọlẹ̀ bà á tì the-lazy-person finds-no-way-out ó dáná orí he makes-fire [for-his-head / uncertain].
Idiomatic: "A lazy person's illness is not soon over; the lazy person finds no way out and prepares a fire to warm his head."
Sens : Une personne paresseuse use de tous les prétextes pour se soustraire à une obligation, et lorsqu'elle ne peut finalement plus l'éviter, sa manière de s'en acquitter est pitoyable.
Contexte d'utilisation : Note d'Owomoyela : « Une personne paresseuse usera de tous les prétextes pour éviter toute obligation, et lorsqu'elle ne peut l'éviter, sa manière de s'en acquitter est toujours pitoyable »
Notes : Il s'agit du cas litigieux le plus riche du recueil. La note de bas de page d'Owomoyela propose trois lectures concurrentes et mutuellement exclusives de l'expression dáná orí et qualifie l'ensemble du sens d'« obscur » : (1) dáná orí compris comme « allumer un feu pour se chauffer la tête », lecture qui sous-tend la traduction imprimée ci-dessus, dont le sens réel est, de l'aveu même d'Owomoyela, peu clair ; (2) dáná orí, lu plutôt comme dáná ọ̀rí, « offrir un festin de farine de maïs », ce qui serait selon lui un geste dérisoire étant donné que l'ọ̀rí (un plat à base de farine de maïs) « n'est pas un mets particulièrement apprécié » ; et (3) dáná òrí, lu comme « faire du feu en utilisant du beurre de karité comme combustible, ou faire du feu pour le beurre de karité », ce qu'il qualifie également de « tout aussi problématique » [S1, note 50]. Trois mots tonalement et sémantiquement distincts, orí (tête), ọ̀rí (un plat de maïs) et òrí (beurre de karité), sont tous graphiquement identiques une fois les marques de ton supprimées ou mal entendues, et la note d'Owomoyela constitue une démonstration directe et de première main de la façon dont l'ambiguïté tonale peut mettre en échec même un compilateur expert travaillant à partir de ses propres recherches de terrain. C'est l'exemple documenté le plus net du recueil où le ton porte l'intégralité du poids sémantique d'une lecture contestée, et il relève tout autant du thème des jeux de mots tonals du dossier 93 ; il est répertorié ici parce que ce sont les réserves d'Owomoyela lui-même, et pas seulement le mécanisme tonal, qui motivent son classement parmi les cas contestés.
Source : Owomoyela 2254, avec la note 50.
Literal: Gbogbo ẹranko ìgbó pé all the-animals of-the-forest assembled, wọ́n ní àwọn ó fi ìkokò ṣe aṣíwájú they-said they-would make hyena their-leader/secretary; nígbà tó gbọ́ inú-ù rẹ̀ dùn when-he heard-it he-was-glad; ṣùgbọ́n nígbà tó ṣe but afterward, ó bú sẹ́kún he burst-into-tears; wọ́n ní kí ló dé? they-asked what-was-wrong? Ó ní bóyá wọ́n lè tún ro ọ̀ràn náà wò kí wọ́n ní kì í ṣe bẹ́ẹ̀ mọ́ he-said perhaps they-might reconsider and reverse-themselves.
Idiomatic: "All the animals in the forest assembled and decided to make Hyena their secretary; he was happy to hear the news, but a short while later he burst into tears; asked what the matter was, he replied that perhaps they might revisit the matter and reverse themselves."
Sens : Incertain ; Owomoyela propose deux morales possibles plutôt qu'une seule.
Utilisé quand : Owomoyela énonce directement l'ambiguïté : « La portée, selon l'intention du locuteur, pourrait être soit que, même en période de prospérité, on doit garder à l'esprit la possibilité d'un retournement de situation, soit qu'on ne devrait pas se focaliser sur le négatif au point de devenir incapable de profiter de l'existence »
Notes : Owomoyela introduit ce proverbe dans son introduction spécifiquement comme un exemple d'un Yorùbá òwe qui déroge à l'attente habituelle de brièveté, « il n'y a rien de concis dans ce qui suit » , et sa longueur a pour pendant l'ouverture de sa morale : deux lectures qui tirent dans des directions presque opposées, la mise en garde contre la complaisance face à la mise en garde contre l'anxiété excessive, s'accordent tout aussi bien avec le texte tel qu'il est donné. Il s'agit d'un cas où l'ambiguïté n'est pas une lacune dans les connaissances d'Owomoyela, comme dans les entrées 3 et 4, mais une véritable ouverture inscrite dans la structure narrative même du proverbe, dans la mesure où un proverbe de la longueur d'une fable comme celui-ci autorise plusieurs morales, tout comme peut habituellement le faire un récit plus long.
Source : , Introduction, p. 4.
Literal: Kàràkàrà ń ké kàràkàrà is-crying-out, ẹnu rẹ̀ ḿbẹjẹ its-mouth is-bleeding; ó ní bí ẹnu òun bá ya dé ìpàkọ́ it-says even-if its-mouth tears to-the-occiput, òun ó sáà máa wí tòun it-will keep saying its-piece.
Idiomatic: "Kàràkàrà is calling and blood drips from its beak; it says even if its mouth tears to the occiput, it will continue its calling."
Sens : Tant qu'un problème grave persiste, on ne doit pas cesser d'appeler à l'aide, aussi coûteux que devienne cet appel.
Utilisé quand : Note d'Owomoyela : « Tant qu'un problème grave persiste, on ne doit pas cesser d'appeler à l'aide »
Notes : Note de bas de page d'Owomoyela sur kàràkàrà lui-même : « kàràkàrà est le nom obscur d'une sorte d'animal qui fait des bruits forts » [S1, note 64]. Contrairement aux entrées 3 et 4, où l'obscurité concerne un nom propre ou le sens d'une expression particulière, ici l'identité même de la créature au centre du proverbe est impossible à restituer ; le sens du proverbe subsiste malgré cette lacune parce que l'image générale (un cri persistant et autodestructeur) est claire même si le référent précis ne l'est pas, ce qui est en soi révélateur de la mesure dans laquelle la force d'un proverbe peut être indépendante d'une élucidation lexicale complète.
Source : Owomoyela 2344, avec la note 64.
Trois types distincts de sens contestés apparaissent ici, et ils ne doivent pas être fondus en une seule catégorie. Les entrées 3 et 6 relèvent d'obscurités de référence, un nom propre ou l'identité d'une créature qu'Owomoyela ne peut reconstituer, où le sens général du proverbe survit néanmoins. L'entrée 4 présente une véritable ambiguïté tonale affectant le contenu littéral du dicton, avec trois lectures grammaticalement possibles et sémantiquement distinctes qu'Owomoyela expose sans choisir entre elles. Les entrées 1 et 5 sont des ambiguïtés inscrites dans le contenu même du proverbe, un numéral désignant deux quantités différentes ou un récit suffisamment ouvert pour admettre deux morales opposées, plutôt que des lacunes dans les connaissances du compilateur. Un lecteur désireux d'obtenir une glose assurée et unique pour l'un de ces six proverbes devrait revenir aux notes de bas de page d'Owomoyela lui-même plutôt que d'accepter une synthèse que ce corpus n'a pas produite.
Four Yorùbá sayings Owomoyela identifies as riddles doing double duty as proverbs, alongside the genre theory that explains why òwe and àlọ́ (riddle) are treated as close kin in Yorùbá oral tradition.
Seven Yorùbá proverbs whose entire mechanism depends on tone distinguishing otherwise identical syllables, with Owomoyela's own footnotes explaining each pun and what an untoned or translated rendering necessarily loses.
Fifty-eight Yorùbá proverbs on character, presented with the original, a literal gloss, a named translation, and the situation each is spoken in.
Forty-eight Yorùbá proverbs on the ọmọlúàbí ideal, presented with the original, a literal gloss, a named translation, and the situation each is spoken in.
Sourced Yorùbá proverbs about telling the truth, the mechanics of lying and self-deception, and the value placed on a person whose word is reliable.
Forty-three Yorùbá proverbs on sùúrù, patience, presented with the original, a literal gloss, a named translation, and the situation each is spoken in.